du 27 mai au 28 août 2016
Artistes : Laure-Marie Sabathier, Sophie Lassègue, Chahab, Aart Elshout, Sophie Vigneau et Giovanni Morello
Improvisation au piano de Nelly Berge le vendredi 27 mai à 19h
« A l'époque de l’Égypte ancienne, le miracle de l'ondulation de l'eau s'incarne dans le hiéroglyphe le plus utilisé pour irriguer la substance terrestre comme la parabole de l'homme. Léonard de VINCI, dans un stupéfiant dessin de jeunesse, schématise le fluide nourricier s'abattant sur la plaine pour l'inonder de ses bienfaits. Bill VIOLA, cinq siècles plus tard, lui répond par les immersions et les pluies torrentielles de ses installations stupéfiantes. L'eau et l'art, dans la fusion, dans l'évanescence comme dans la fuite et le mouvement permanent, évaporent une vieille histoire. Et existe-il un autre lieu plus perdu que la MINOTERIE au milieu de son règne pour lui rendre hommage à l'occasion d'une exposition dont le parti-pris révèle déjà un trop plein d'imagination. On peut s'attendre à un tourbillon imaginatif suintant des failles des murs à gros bouillons ! Il était temps d'ouvrir la vanne... Mais souvenons-nous du chant mélodieux des sirènes et de son ode envoûtante.
Dans l'onde immobile, l'homme inspiré par la contemplation scrute le reflet de son existence. Serein, il en esquisse la surface, la transparence aspirante et les mille subtiles scintillements colorés par une touche vibrante et impressionniste. En ces lieux submersibles, les vigies, le pinceau à la main, scrutent l'horizon et guettent le prochain déferlement. Ils n'ignorent pas que le poète s'émeut aussi depuis toujours des eaux plates qui annoncent le tarissement de l'inspiration. Ils attendent l'instant de l'embarquement sur le navire, souffler les vents pour submerger les âmes et les corps et se laisser porter par le jaillissement créatif !
Cet été, Nayart et ses artistes vivront au rythme d'une succession de vagues et de remous. C'est l'art qui prend l'eau »
Alain-Jacques Lévrier-Mussat
du 4 mars au 24 avril 2016
Dominique Pichou
Comme un voeu de réactiver les sens, l’espace de la toile est à l’évidence trop restreint pour contenir l’imagination débordante de Dominique PICHOU.
Son terrain de jeux ressemble davantage à une cour de récréation bouillonnant d’activités, un espace merveilleusement cacophonique où se nouent et se dénouent une infinité d’histoires toutes plus rocambolesques les unes que les autres.
L’artiste, scénographe, plasticien, homme de théâtre et d’opéra, homme de lettres et de poésie se joue des repères artistiques convenus et des codes de la représentation pour glisser dans un monde onirique savamment construit. Tour à tour « sculpteur métaphysicien, peintre stratolunaire, fabuliste romantique », le truculent créateur nous invite, à l’occasion de l’exposition, à nous immerger totalement dans sa reconstitution surréaliste de l’épisode célèbre de Troie.
Des dessins, des maquettes, des jeux de lumière, des fantaisies architecturales en réduction envahissent l’espace et ressuscitent l’épopée antique dans une vision tonitruante et démesurée.
Ce qui frappe dans cette oeuvre, c’est l’absence de distance que l’artiste entretient avec son désir profond de rendre le rêve palpable...Un peu à la manière d’un enfant qui, grimpant le long d’une échelle de Miro ou de Chagall, saute dans un monde imaginaire.
Avec l’oeuvre de Dominique PICHOU, nous entrons d’abord dans une autre dimension.
Alain-Jacques Lévrier-Mussat
du 4 au 28 février 2016
Du 4 au 28 février, la Minoterie exposera une sélection d’oeuvre de l’artothèque.
Sur le grand mur de la salle d’exposition, les grands noms de l’artothèque seront mis à l’honneur. Peu de gens savent que grâce à la collection privée de Chahab et de l’Association Nayart des grands noms de l’histoire de l’art contemporain sont disponibles à la location tels Olivier Debré, Roberto Matta ou encore Jacques Villeglé.
En 2016, l’association Nayart a donc voulu mettre l’artothèque sur le devant de la scène à la Minoterie, mais aussi dans de nouveaux lieux. Ainsi, depuis le mois de janvier 2016, grâce à un financement de la Direction Régionale des Affaires Culturelles dans le cadre de l’appel à projet « culture et santé 2015 », la polyclinique de Navarre loue des oeuvres auprès de l’artothèque de Nayart. La suite du développement de l’artothèque se déroulera le jeudi 18 février à 11h30 avec la rencontre de tous les acteurs culturels du territoire. L’ambition de Nayart est de trouver de nouveaux partenaires auprès des médiathèques et des lieux de diffusion d’art contemporain afin d’élargir son champ d’action.
